Article paru sur la revue  »Les amis de Georges » numéro 137 Janvier Février 2014

Article par Jean-Marc Dermesropian

Il y a des artistes qu’on a envie d’aimer, à peine ont-ils posé le pied sur une scène.
C’est le cas d’Erwens, un garçon qui pourrait concurrencer l’ami Jean-Pierre Laurant qui rêvait naguère d’être premier au Pote 50.

Joli jeu de mot pour présenter Erwens qui en invente tout le temps, à tout bout de « chant ».
Je viens de recevoir son dernier album, « Eponyme » que j’ai écouté puis réécouté.

Erwens, au jeu de guitare soigné et très swing, a su s’entourer d’excellents musiciens pour le réaliser.
Je citerais, entre autres, Daniel Domenge, son complice du Trio Callipyge et Jo Labita, un accordéoniste aux doigts de fée que se disputent aujourd’hui bon nombre de chanteurs.

« Grain de sable » au style très bossa pourrait être la suite de « La samba des prophètes » que chantait Claude Nougaro accompagné jadis par le célèbre percussionniste Aldo Romano qui avait alors lâché ses baguettes pour retrouver son instrument premier, la guitare.

« Pas d’âme » est une très belle chanson-hommage à la « môme qui piaffe ».

Martine Ferreira, qui est l’une des plus grandes interprètes d’Edith Piaf, ne s’y est pas trompée. Elle l’a d’ailleurs inscrite à son répertoire et la chante en rappel.
Si toutes les chansons de cet album sont réussies, j’ai un petit faible pour « Rue du moulin d’Etienne » où la sensibilité à fleur de peau d’Erwens transpire à chaque note de musique.

Un album que je vous recommande chaudement.

Jean-Marc Dermesropian

 

Rue du moulin d’Étienne

Je dédie cette chanson à Miguel Flores

Paroles et musique : Erwens
Extrait de l’album « Eponyme » Erwens

[one_half last= »no »]
Rue du moulin d’Étienne,
Je vois à travers mes persiennes,
Jouer les gosses à la marelle,
Surveillés par des femmes,
Encore très belles.
Et bien, qu’à cela ne tienne,
Quand on voit les fleurs
On voit les graines,
Elles courent partout en ribambelles,
Sur les pelouses en aquarelles.

Passe le temps,
Jouent les enfants,
Au fil d’une mélodie, 
D’un accord qui te sourit,
T’en fait pas mon petit bonhomme, 
On se reverra samedi,
À samedi..

Rue du moulin d’Étienne
Je guette jusqu’à c’que la nuit vienne,
Que les p’tits gosses rentrent chez eux,
Tout crottés mais plein d’éclats
Dans les yeux.
Et moi derrière mes fenêtres,
J’écris des tas de mots et de lettres,
Des chansons pour le bien être,
Qui le seront un jour peut être…[/one_half]

Passe le temps,
Jouent les enfants,
Au fil d’une mélodie, 
D’un accord qui te sourit,
T’en fait pas mon petit bonhomme, 
On se reverra samedi,
À samedi…

Rue du moulin d’Étienne,
Les mélodies qui sont les miennes
Seront couvertes par la télé,
On sentira les frites,
à plein nez !

Passe le temps, 
Jouent les enfants,
Au fil d’une mélodie, 
D’un accord qui te sourit,
T’en fait pas mon petit bonhomme, 
On se reverra samedi,
À samedi…

 

 

 

 

 

 

 

Rue du moulin d’Etienne

Paroles et musique Erwens
Extrait de l’album « Vol de nuit » Renaud JEUNE

Rue du moulin d’Etienne,
Je vois à travers mes persiennes,
Jouer les gosses à la marelle,
Surveillés par des femmes,
Encore très belles.
Et bien, qu’à cela ne tienne,
Quand on voit les fleurs on voit les graines,
Elles courent partout en ribambelles
Sur les pelouses en aquarelles.

Passe le temps,
Jouent les enfants,
Au fil d’une mélodie,
D’un accord qui te sourit,
T’en fais pas mon petit bonhomme,
On se reverra samedi…
à samedi…

Rue du moulin d’Etienne,
Je guette jusqu’à c’que la nuit vienne,
Que les p’tits gosses rentrent chez eux,
Tout crottés mais plein d’éclats dans les yeux.
Et moi derrière mes fenêtres,
J’écris des tas de mots et de lettres,
Des chansons pour le bien être,
Qui le seront un jour peut être…

Passe le temps,
Jouent les enfants,
Au fil d’une mélodie, 
D’un accord qui te sourit,
T’en fais pas mon petit bonhomme, 
On se reverra samedi,
à samedi…

Rue du moulin d’Etienne,
Les mélodies qui sont les miennes
Seront couvertes par la télé,
On sentira les frites, à plein nez !

Passe le temps,
Jouent les enfants,
Au fil d’une mélodie,
D’un accord qui te sourit,
T’en fait pas mon petit bonhomme,
On se reverra samedi,
à samedi…